Arondit accueille du 2 au 25 février le projet ATLAS avec les artistes Etienne Pottier, Pauline Sarrus et Marie Sommer

Vue de l'exposition Atlas, Arondit, photo Salim Santa Lucia

Vue de l’exposition Atlas, Arondit, photo Salim Santa Lucia

Vue de l'exposition Atlas, Arondit, photo Salim Santa Lucia

Vue de l’exposition Atlas, Arondit, photo Salim Santa Lucia

Vue de l'exposition Atlas, Arondit, photo Salim Santa Lucia

Vue de l’exposition Atlas, Arondit, photo Salim Santa Lucia

Vue de l'exposition Atlas, Arondit, photo Salim Santa Lucia

Vue de l’exposition Atlas, Arondit, photo Salim Santa Lucia

Vue de l'exposition Atlas, Arondit, photo Salim Santa Lucia

Vue de l’exposition Atlas, Arondit, photo Salim Santa Lucia

Vue de l'exposition Atlas, Arondit, photo Salim Santa Lucia

Vue de l’exposition Atlas, Arondit, photo Salim Santa Lucia

Vue de l'exposition Atlas, Arondit, photo Salim Santa Lucia

Vue de l’exposition Atlas, Arondit, photo Salim Santa Lucia

Avec Atlas, la mythologie et le sacré sont confrontés à la destruction et au désordre. Dans un contexte de crise permanente, de confusion générale, de névrose et de retour à l’autorité, à quoi se rattacher ? S’opère une réflexion autour de l’état instable du monde, un entre-deux proche du chaos. Sombre et mélancolique, l’exposition n’en est pas moins positive : elle aspire au renouvellement. Il faut voir Atlas comme le souhait – profond – de redessiner les contours d’une nouvelle période de notre histoire.

En confrontant l’ouverture et le renfermement, Pauline Sarrus (née en 1987) nous montre, par ses ciels emmurés, une voie qui semble être sans issue. Utilisant systématiquement le même cadrage depuis son balcon, les photographies effectuées par l’artiste sont ensuite développées sur des briques qu’elle assemble pour édifier des pans de murs. L’argile pour construire, bâtir, se protéger ; la lumière, pour transpercer. Dans la salle du fond et dans une prolongation intuitive de l’espace, l’artiste se sert de matériaux utilisés pour les façades de chantier afin de réaliser des perspectives en trompe l’œil ; des lignes pour s’enfuir.

En de telles périodes remplies de questionnements et d’incertitudes, le besoin de transcendance peut être un bon refuge. La cave transformée par Etienne Pottier (né en 1983) nous projette ainsi dans un site à la croisée du sanctuaire et des catacombes. Dans son univers, l’artiste évoque l’idée du sublime en s’intéressant à la force des images pieuses, à l’esthétique du sacré et la représentation de mythes collectifs. Pour Etienne Pottier l’art doit impressionner, “arracher les tripes”, et surtout ne pas éviter certains sujets délicat, comme la mort ou la croyance. Un bouclier qui protège et qui rassure. Prosternez-vous !

Une présence supérieure que l’on peut aussi ressentir face aux apparitions lumineuses et fantomatiques de l’installation vidéo de Marie Sommer (née en 1984). Réalisée en collaboration avec Anne Charlotte Finel dans le Pays Basque, le film nocturne s’attarde sur la structure d’une ancienne centrale nucléaire qui n’a par ailleurs jamais fonctionné. Cet intérêt pour les architectures oubliées se prolonge avec son travail photographique de sites minéraux abandonnés. Quand la mémoire permet de sortir de l’obscurantisme.

Romain Semeteys