Percolaris, avec les artistes Jeanne Berbinau Aubry, Lia Giraud, Guillaume Gouerou, Damien Monteau, Dominique Peysson et Emile de Visscher
Du 5 mai au 3 juin 2017

Vue de l'exposition Percolaris, intervention de Ostendo et Guillaume Gouerou, photo Salim Santa Lucia

Vue de l’exposition Percolaris, intervention de Ostendo et Guillaume Gouerou, photo Salim Santa Lucia

Vue de l'exposition Percolaris, intervention d'Emile de Visscher, photo Salim Santa Lucia

Vue de l’exposition Percolaris, intervention d’Emile de Visscher, photo Salim Santa Lucia

Vue de l'exposition Percolaris, intervention d'Emile de Visscher, photo Salim Santa Lucia

Vue de l’exposition Percolaris, intervention d’Emile de Visscher, photo Salim Santa Lucia

Vue de l'exposition Percolaris, intervention de Jeanne Berbinau Aubry et Guillaume Gouerou, photo Salim Santa Lucia

Vue de l’exposition Percolaris, intervention de Jeanne Berbinau Aubry et Guillaume Gouerou, photo Salim Santa Lucia

Vue de l'exposition Percolaris, intervention de Lia Giraud, photo Salim Santa Lucia

Vue de l’exposition Percolaris, intervention de Lia Giraud, photo Salim Santa Lucia

Vue de l'exposition Percolaris, intervention de Lia Giraud, photo Salim Santa Lucia

Vue de l’exposition Percolaris, intervention de Lia Giraud, photo Salim Santa Lucia

Vue de l'exposition Percolaris, Damien Monteau, photo Salim Santa Lucia

Vue de l’exposition Percolaris, Damien Monteau, photo Salim Santa Lucia

Vue de l'exposition Percolaris, intervention de Dominique Peysson, photo Salim Santa Lucia

Vue de l’exposition Percolaris, intervention de Dominique Peysson, photo Salim Santa Lucia

Vue de l'exposition Percolaris, intervention de Dominique Peysson, photo Salim Santa Lucia

Vue de l’exposition Percolaris, intervention de Dominique Peysson, photo Salim Santa Lucia

Arondit accueille une exposition mouvante et perméable où se croisent techniques scientifiques, phénomènes naturels, précision chimique et savoirs biologiques. Sans pour autant amener le visiteur vers une démonstration raisonnée ou une poursuite d’une quelconque vérité, les six artistes n’ont pour seule autre ambition que de créer une expérience sensible, réflexive et symbolique.

Un des fil directeur de cette entreprise pourrait être paradoxalement le caractère discontinu du projet dans son intégralité. Discontinuité des temporalités, des gestes, des formes, des matières et des énergies : entre désordre et précision, c’est toute une confrontation entre art et science, aux frontières ténues, qui nous apparaît ici en parfaite cohérence.

L’entrée dans l’espace est en soi une synthèse de l’ensemble. L’équipe de graphistes et de développeurs Ostendo propose ainsi une agora visuelle et ludique, permettant de faire part des états d’avancement des différentes recherches artistiques tout au long de Percolaris (résidence – exposition – événements).

Obtenus par pressions successives de peinture entre des plaques de verre, les tirages en monotypes de Damien Monteau (né en 1986) sont révélateurs de son intérêt pour l’inattendu et l’organisation spontanée de la matière. La variation et la maîtrise de gestes simples – étalements, glissements, dilutions, font apparaître au milieu de motifs organiques récurrents, quelques traces d’instabilités plus énigmatiques.

En délocalisant son atelier dans l’espace de la galerie, Emile de Visscher (né en 1986) met en scène son exploration de la fabrication de nacre artificielle, en se confrontant à la même temporalité lente par laquelle l’huître créée ses perles. Proposant ainsi une réflexion entre le temps long naturel et le temps court industriel, l’artiste interroge notre rapport à la consommation, au désir et à la rareté.

Dans ce qui semble être un rebut d’enseignes lumineuses tapageuses, les néons récupérés de Jeanne Berbinaud Aubry (née en 1989) sont comme pétrifiés dans leur fin de vie, composant un nouvel ensemble qui n’a pour seule fonction que la survivance de leur histoire. On peut voir dans la cristallisation opérée sur ces tubes gazéifiés, à la luminosité altérée, un prétexte à remettre en question une certaine société figée dans ses campements mercantiles et sclérosés.

Un caractère dramatique que l’on retrouve en fond de salle avec l’étrange appareil électrique There is something behind de Guillaume Gouerou (né en 1987) , qui génère de manière radicale – et violente – des courts-circuits. Créant des fulgurances lumineuses aléatoires, l’artiste souhaite ainsi dévoiler un changement d’état de la matière, que l’on peut retrouver avec les autres pièces présentées dans l’exposition, qu’il s’agisse d’une plaque de cuivre oxydée dans Part and whole ou du magnétisme appliqué à la limaille de fer dans The shape of time .

Avec le projet Stromatolites , Lia Giraud (née en 1985) , instigatrice du projet Percolaris, nous amène sur les traces des premières formes de vies connues sur terre, piégées dans la structure minérale qu’elles fabriquent. En faisant dialoguer dans le dispositif sublimations ces roches, des cyanobactéries récemment découvertes et des tirages photographiques qui révèlent la part cristalline du vivant, l’artiste explore le potentiel symbolique de ce processus de fabrication en couche.

La dernière salle propose une intrusion dans l’univers interactif de Dominique Peysson (née en 1968) , agencée comme un petit laboratoire où sont condensées ses recherches récentes sur la matière. On y trouve un atelier de sculptures réalisées en ADN où se côtoient des livres reprenant les génomes d’individus dyslexiques; et où un nuage reconstitué en gouttes d’eaux dialogue avec des circuits microfluidiques en pleine action.